Pétrole : l’escalade USA-Iran propulse les cours… malgré un Kazakhstan qui respire enfin !

Pétrole : l’escalade USA-Iran propulse les cours… malgré un Kazakhstan qui respire enfin !

Les marchés pétroliers asiatiques poursuivent leur flambée ce lundi, portés par l’escalade des tensions géopolitiques entre Washington et Téhéran. Après un bond de plus de 2,7 % la semaine dernière, le brut ne montre aucun signe de répit, même si quelques signaux d’apaisement sur l’offre mondiale tentent timidement de freiner la fièvre des prix.

À 8 h 27, le baril de Brent de la mer du Nord se négociait à 66 dollars (+12 cents, +0,18 %), tandis que le WTI américain progressait à 61,21 dollars (+14 cents, +0,23 %). Des niveaux parmi les plus élevés observés depuis le début du mois.

Le catalyseur de cette flambée reste le conflit latent entre les États-Unis et l’Iran., Donald Trump a annoncé l’envoi imminent d’une « flotte massive » dans le Golfe Persique, comprenant notamment un groupe aéronaval avec porte-avions, officiellement pour « surveiller et contenir » Téhéran.

La réponse immédiate de l’Iran, toute attaque américaine serait assimilée à « une guerre à grande échelle ». La prime de risque géopolitique, clé dans la formation des prix du pétrole, a instantanément repris de la vigueur.

Tony Sycamore, analyste chez IG, résume : »L’annonce de Trump ranime les craintes de perturbations majeures de l’approvisionnement mondial. Les investisseurs se précipitent vers les valeurs refuges, gonflant mécaniquement le prix du brut. »

Du côté de l’offre, une lueur d’optimisme est venue du Kazakhstan. L’Association des oléoducs de la Caspienne (CPC) a confirmé, le 25 janvier, la remise en service complète de son terminal de la mer Noire, après la fin des travaux de maintenance sur l’un de ses trois points d’amarrage.

Cette reprise devrait permettre d’augmenter les exportations kazakhes et soulager légèrement un marché déjà sous pression. Pourtant, cet effet positif reste largement éclipsé par le spectre d’un conflit au Moyen-Orient.

Autre facteur haussier, une puissante tempête hivernale frappe depuis le 23 janvier plusieurs régions productrices américaines. Selon JPMorgan, la production de pétrole brut a chuté d’environ 250 000 barils par jour dans le bassin de Bakken (Dakota du Nord), en Oklahoma et dans certaines zones du Texas. Les puits gelés, pipelines paralysés et la flambée des prix spot de l’électricité accentuent la pression sur l’offre.

Malgré la normalisation progressive des flux kazakhs, deux forces dominent toujours les marchés : La menace d’un conflit ouvert entre les États-Unis et l’Iran, avec le risque d’une fermeture du détroit d’Ormuz ou d’attaques sur les infrastructures pétrolières.

Tant que la situation au Moyen-Orient ne se détendra pas, les prix du pétrole devraient rester sous haute tension. Chaque déclaration de Washington ou de Téhéran – et chaque degré en moins dans le Dakota du Nord – est désormais scruté à la loupe par les opérateurs.

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