Brent au-dessus de 69 $ puis repli : les espoirs de dialogue USA-Iran à Oman freinent la flambée
Les prix du pétrole ont connu une volatilité spectaculaire mercredi 4 février 2026. Portés initialement par les tensions militaires au Moyen-Orient, ils ont ensuite réduit nettement leurs gains en fin de séance, grâce aux premiers signaux d’apaisement diplomatique entre Washington et Téhéran.
En cours de séance, le baril de Brent – référence mondiale cotée à Londres – a franchi la barre symbolique des 69 dollars, atteignant un pic intra-journalier proche de 69,75 dollars selon plusieurs sources concordantes. Dans le même mouvement, le WTI américain a suivi la même trajectoire, grimpant jusqu’à la zone des 65–66 dollars.
et emballement n’a toutefois été que partiellement durable. En fin de journée, le mouvement haussier s’est inversé : le Brent évoluait autour de 68,60 à 69,40 dollars (clôture effective à environ 68,72 dollars, en hausse de +2,07 % sur la journée malgré le repli final), tandis que le WTI se stabilisait près de 65,10 dollars (autour de 64,47–65 dollars en clôture). Cette correction rapide illustre la nervosité extrême des marchés, tiraillés entre une prime de risque géopolitique persistante et la perspective d’un retour au dialogue.
À ces facteurs s’ajoutent d’autres éléments défavorables à une poursuite de la hausse. D’une part, le raffermissement du dollar a pesé sur les matières premières libellées en devise américaine. D’autre part, le recul des marchés actions mondiaux a renforcé l’aversion au risque globale.
Le marché pétrolier reste ainsi enfermé dans une zone d’équilibre fragile entre 60 et 70 dollars pour le Brent. Chaque incident militaire peut relancer la flambée, tandis que chaque initiative diplomatique, même limitée, suffit à la contenir.
Une avancée concrète lors des discussions à Oman (confirmées pour vendredi 6 février, après un accord sur le lieu malgré des désaccords initiaux Turquie/Oman) pourrait ramener les cours vers 65–67 dollars. À l’inverse, un échec ferait rapidement ressurgir la prime de risque vers 72–75 dollars (voire plus en cas de perturbation accrue du détroit d’Ormuz).
Le pétrole reste ainsi suspendu à un fil diplomatique : tant que la désescalade prévaut, les cours respirent ; mais au moindre incident, la flambée peut reprendre sans préavis
