Les prix du pétrole en léger repli avant un nouveau cycle de négociations Iran–États-Unis
Les cours du pétrole ont reculé d’environ 1 % lundi, alors que le troisième cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis à Genève suscite un léger apaisement des tensions au Moyen-Orient. Parallèlement, l’annonce par le président américain Donald Trump de nouveaux droits de douane a ravivé l’incertitude sur la croissance économique mondiale et la demande de carburant.
Le Brent, référence internationale, a perdu 76 cents, soit 1,06 %, pour s’établir à 71 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI) a reculé de 75 cents, soit 1,10 %, à 65,75 dollars le baril.
Samedi, Donald Trump a annoncé une hausse temporaire des droits de douane sur les importations en provenance de tous les pays, les portant de 10 % à 15 %, après que la Cour suprême des États-Unis a déclaré illégal son précédent plan tarifaire. Cette décision a accentué l’aversion au risque des investisseurs, affectant non seulement les marchés pétroliers, mais également l’or et les contrats à terme sur les actions américaines, selon Tony Sycamore, analyste chez IG Markets.
La Chine a de son côté indiqué qu’elle « examinait attentivement » la décision de la Cour suprême et a exhorté Washington à lever les « mesures tarifaires unilatérales » imposées à ses partenaires commerciaux.
Dans le même temps, la prime de risque liée au pétrole Brent reste élevée, souligne Wandana Hari, fondatrice du cabinet d’analyse Wanda Insights. Selon elle, il est difficile d’imaginer une baisse significative des prix tant que la menace d’une escalade des tensions au Moyen-Orient persiste, malgré les efforts diplomatiques.
Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaid, a confirmé dimanche que l’Iran et les États-Unis tiendraient un troisième cycle de négociations à Genève jeudi.
Sur le plan économique, la banque américaine Goldman Sachs prévoit que le marché pétrolier mondial restera excédentaire en 2026 si l’approvisionnement iranien n’est pas perturbé. Elle a également relevé ses prévisions pour le quatrième trimestre, portant les prix du Brent et du WTI à 60 et 56 dollars le baril respectivement, en raison d’une baisse des stocks dans les pays membres de l’OCDE.
Cependant, Goldman Sachs avertit qu’une éventuelle levée des sanctions contre l’Iran et la Russie pourrait accroître l’offre mondiale de pétrole et faire baisser les prix de 5 à 8 dollars d’ici la fin 2026.
