Le baril repart en flèche : pétrole en hausse, actions en baisse face à l’escalade USA-Iran

Le baril repart en flèche : pétrole en hausse, actions en baisse face à l’escalade USA-Iran

Lundi 20 avril 2026 Alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient à nouveau autour du détroit d’Ormuz, les cours du brut flambent et les marchés actions reculent, traduisant l’inquiétude grandissante des investisseurs face à une escalade qui menace la stabilité énergétique mondiale.

Le prix du Brent a grimpé de près de 5 % pour atteindre 94,92 dollars le baril, porté par la crainte d’une perturbation prolongée des flux pétroliers dans cette voie maritime stratégique qui représente environ 20 % du commerce mondial de pétrole. Cette hausse efface une grande partie du repli enregistré vendredi, lorsque l’Iran avait brièvement annoncé la réouverture du détroit.

Sur les marchés actions, l’ambiance est nettement plus sombre. L’indice mondial MSCI a reculé de 0,26 %, tandis que l’indice européen STOXX 600 a perdu 1,1 %. Aux États-Unis, les contrats à terme sur le S&P 500 ont chuté de 0,54 %, illustrant la nervosité des investisseurs devant le risque d’une crise énergétique prolongée.

D’autres actifs reflètent cette volatilité extrême. L’or, souvent considéré comme valeur refuge, a fortement baissé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et cote désormais à 4 792,89 dollars l’once, en recul de plus de 8 %. Le dollar s’est stabilisé face à l’euro, à 1,1773 USD/EUR. Du côté des obligations, celles qui avaient progressé vendredi ont reflué : le rendement du Trésor américain à 10 ans a augmenté de 2,4 points de base à 4,2678 %, et celui de l’obligation allemande à 10 ans a progressé de 2,9 points de base pour atteindre 2,9947 %.

« Les marchés tentent de saisir la moindre information susceptible d’indiquer une issue ou une autre, d’où les fortes fluctuations. Mais la situation reste très incertaine et volatile », analyse Sandra Horsfield, économiste chez Investec.

Cette nouvelle flambée des prix intervient dans un contexte de confrontation directe. Les craintes d’une violation du cessez-le-feu se sont accrues après que les forces américaines ont saisi un cargo iranien qui tentait de contourner le blocus naval imposé sur les ports iraniens. Téhéran a immédiatement promis de se venger.

L’Iran avait annoncé la semaine dernière la levée temporaire du blocus du détroit d’Ormuz, permettant à plus de 20 navires de franchir la voie maritime samedi. Mais dès dimanche, Téhéran a changé de position et refusé de poursuivre les négociations avec Washington. En parallèle, le gouvernement américain a dépêché des émissaires au Pakistan pour tenter de relancer le dialogue, sans que l’Iran n’ait pour l’instant confirmé sa participation.
Le détroit d’Ormuz reste donc au centre de toutes les attentions. Toute prolongation de sa fermeture risque d’entraîner des perturbations massives dans l’approvisionnement mondial, avec des conséquences directes sur l’inflation énergétique et la croissance globale.

En résumé, le baril repart en flèche tandis que les actions trébuchent. Entre déclarations contradictoires, incidents en mer et incertitude diplomatique, les marchés naviguent dans une zone de forte turbulence, où chaque tweet ou annonce peut faire basculer les cours d’un jour à l’autre.

Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *