Nouvel An endeuillé dans les Alpes suisses : cinq jours de deuil national après l’incendie meurtrier de Crans-Montana

Nouvel An endeuillé dans les Alpes suisses : cinq jours de deuil national après l’incendie meurtrier de Crans-Montana

La Suisse s’est réveillée dans la stupeur au lendemain du passage à l’année 2026. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, un incendie meurtrier d’une violence exceptionnelle a frappé la station de ski de Crans-Montana, dans les Alpes valaisannes, endeuillant l’un des hauts lieux du tourisme alpin européen. Survenu vers 1h30 du matin, alors que les festivités battaient leur plein, le sinistre a provoqué un bilan humain accablant : environ quarante morts et près de 115 blessés, dont une majorité se trouvent dans un état critique, gravement brûlés.

Au cœur de la station, le feu s’est déclaré dans un établissement festif très fréquenté lors des célébrations de fin d’année, attirant une clientèle jeune et internationale. Selon les premiers éléments recueillis, les flammes se sont propagées en quelques instants, déclenchant un embrasement généralisé et plongeant les lieux dans un chaos total. La police suisse a rapidement écarté toute piste criminelle ou terroriste, privilégiant celle d’un accident. Des témoignages évoquent l’usage de fontaines d’étincelles fixées sur des bouteilles de champagne, susceptibles d’avoir enflammé des matériaux inflammables, mais les autorités appellent à la plus grande prudence et refusent toute spéculation prématurée, par respect pour les victimes et leurs proches.

L’ampleur de la catastrophe a nécessité un déploiement de secours exceptionnel à l’échelle de la station et du canton. Plus de quarante ambulances et une dizaine d’hélicoptères ont été mobilisés tout au long de la nuit. Les hôpitaux du Valais ont rapidement été saturés, contraignant les autorités à transférer de nombreux blessés vers des établissements spécialisés à Genève, Lausanne et Zurich. Plusieurs patients ont été placés en soins intensifs, leur pronostic vital demeurant engagé. Face à l’urgence, la Suisse a également sollicité l’aide internationale : l’Italie a dépêché un hélicoptère transportant des secouristes de montagne et du personnel médical en renfort.

Afin de faciliter les opérations de secours et d’enquête, une zone d’exclusion aérienne a été instaurée au-dessus de la station de ski de Crans-Montana. Destination de renommée mondiale, la station accueillait de nombreux touristes étrangers pour le réveillon, et plusieurs victimes seraient de nationalités diverses, notamment française et italienne. Des centres d’accueil ainsi que des lignes d’assistance téléphonique ont été mis en place pour soutenir les familles, plongées dans l’angoisse et l’attente.

Face à l’ampleur de l’événement, le président de la Confédération, Guy Parmelin, a qualifié les faits de « l’une des pires tragédies que la Suisse ait connues ». Il a annoncé cinq jours de deuil national, avec mise en berne des drapeaux sur les bâtiments officiels. Dès le 1er janvier, des veillées silencieuses et des rassemblements spontanés ont eu lieu au cœur de la station, où fleurs et bougies ont remplacé la musique et les festivités.

Alors que l’enquête se poursuit pour établir précisément les causes de l’incendie et d’éventuelles responsabilités, Crans-Montana, symbole de luxe et d’insouciance hivernale, reste profondément marquée par ce réveillon transformé en cauchemar. Ce drame rappelle avec brutalité les enjeux de sécurité dans les lieux festifs bondés et laisse une cicatrice durable dans la mémoire collective suisse.

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