La France intercepte un pétrolier russe de la « flotte fantôme »

La France intercepte un pétrolier russe de la « flotte fantôme »

La France a procédé à l’arraisonnement en Méditerranée du pétrolier Grinch, soupçonné d’appartenir à la redoutable « flotte fantôme » russe, un réseau clandestin de navires destiné à contourner les sanctions occidentales sur le pétrole. Parti du port arctique de Mourmansk, le navire arborait le pavillon des Comores, selon les sites spécialisés Marinetraffic et Vesselfinder.

Le président français, Emmanuel Macron, a souligné que le Grinch était « soumis à des sanctions internationales et soupçonné de battre un pavillon fictif ». L’opération, menée jeudi matin entre l’Espagne et le Maroc, a bénéficié du soutien stratégique de la marine britannique, avec le HMS Dagger assurant la surveillance rapprochée. La fouille du navire a confirmé les soupçons sur la régularité de son immatriculation.

« Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l’application effective des sanctions », a déclaré Macron, dénonçant des pratiques qui « contribuent au financement de l’agression militaire contre l’Ukraine ». Le Royaume-Uni a d’ores et déjà sanctionné 544 navires de cette flotte secrète, dans le cadre d’une riposte coordonnée contre le contournement des restrictions énergétiques.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué cette initiative, appelant à « arraisonner ces navires et confisquer leur cargaison » afin de priver la Russie de ressources financières alimentant la guerre.

Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, les flottes parallèles se multiplient, utilisées par la Russie, le Venezuela et l’Iran pour faire transiter clandestinement du pétrole. Selon S&P Global, un navire sur cinq dans le monde participerait aujourd’hui à ce type de contournement.

Moscou a fermement dénoncé la saisie, affirmant qu’« aucun État n’a le droit d’exercer la force contre des navires immatriculés légalement ». La France avait déjà procédé, en octobre dernier, à l’arraisonnement du pétrolier Boracay, avant de le relâcher quelques jours plus tard.

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