Trump plaide pour un « changement de régime » en Iran, qualifié de « meilleure chose qui puisse arriver » – Washington déploie un deuxième porte-avions géant

Trump plaide pour un « changement de régime » en Iran, qualifié de « meilleure chose qui puisse arriver » – Washington déploie un deuxième porte-avions géant

Le président américain Donald Trump a ouvertement soutenu l’idée d’un renversement du régime islamique en Iran, affirmant qu’il s’agirait de « la meilleure chose qui puisse arriver ». Cette déclaration choc intervient alors que les États-Unis renforcent leur présence militaire au Moyen-Orient avec l’envoi imminent de l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, pour rejoindre l’USS Abraham Lincoln déjà sur zone.

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont atteint un nouveau pic vendredi 13 février, lorsque le président Donald Trump a déclaré qu’un changement de régime à Téhéran « serait la meilleure chose qui puisse arriver ».
Interrogé par des journalistes après une visite aux troupes à Fort Bragg (Caroline du Nord), Trump a répondu sans détour à une question sur un éventuel « regime change » :
« Eh bien, il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver. Pendant 47 ans, ils n’ont fait que parler et parler et parler. Pendant ce temps, nous avons perdu beaucoup de vies… Des jambes, des bras, des visages amputés. Cela a assez duré. »
Il a refusé de nommer des successeurs potentiels, se contentant de dire : « Je ne veux pas en parler. Il y a des gens. »

Cette sortie représente l’une des déclarations les plus explicites de Trump en faveur d’un renversement du pouvoir théocratique iranien depuis son retour à la présidence. Elle s’inscrit dans une stratégie de pression maximale : négociations nucléaires indirectes (via Oman et le Qatar) au point mort, délais stricts imposés à Téhéran pour abandonner son programme nucléaire, ses missiles balistiques et son soutien aux groupes comme le Hezbollah ou les Houthis.

Parallèlement, Trump a confirmé l’envoi urgent d’un deuxième groupe aéronaval au Moyen-Orient. Le porte-avions USS Gerald R. Ford (le plus grand du monde, capable d’embarquer plus de 75 avions de combat) quitte actuellement les Caraïbes pour rejoindre l’USS Abraham Lincoln et ses destroyers déjà déployés dans la région (golfe Persique et mer d’Arabie).
« Si nous n’obtenons pas d’accord, nous en aurons besoin. Il partira très bientôt », a déclaré Trump.

Ce redéploiement est exceptionnel : l’USS Ford est en mer depuis juin 2025 (initialement vers la Méditerranée, puis redirigé vers les Caraïbes pour des opérations liées au Venezuela). Son extension suscite des inquiétudes internes à la Navy sur la fatigue de l’équipage et la maintenance du navire. Les forces américaines ont récemment abattu un drone iranien près de l’Abraham Lincoln, et l’Iran a tenté d’intercepter un navire battant pavillon US dans le détroit d’Ormuz.

Les pays du Golfe ont averti qu’une attaque contre l’Iran risquerait d’embraser toute la région, déjà fragilisée par le conflit à Gaza. À Téhéran, le régime fait face à une contestation interne persistante (commémorations des morts des manifestations récentes), aggravée par des sanctions renforcées, dont des droits de douane américains de 25 % sur les échanges avec l’Iran.

Malgré la rhétorique belliqueuse, Trump maintient qu’un accord est possible : « Je pense que les négociations seront réussies. » Mais le Pentagone prépare déjà des scénarios d’opérations prolongées (plusieurs semaines), selon Reuters.
La situation reste extrêmement volatile, avec un risque élevé d’escalade militaire si aucun compromis n’émerge rapidement.

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