Juan Ramón de la Fuente quitte la direction de la diplomatie mexicaine pour raisons de santé
Mexico, 1er avril 2026 – Selon plusieurs médias mexicains, le ministre des Affaires étrangères (Juan Ramón de la Fuente Ramírez) a présenté sa démission (renuncia) de la tête de la Secretaría de Relaciones Exteriores (SRE) pour des motifs de santé. L’information, largement relayée ce mercredi, n’a pas encore fait l’objet d’une confirmation officielle par la présidence ou par la chancellerie, mais elle est considérée comme crédible par la presse nationale.
Juan Ramón de la Fuente, âgé de 72 ans, souffre depuis plusieurs mois de problèmes graves à la colonne vertébrale. En novembre 2025, il avait déjà demandé une licence médicale pour subir une intervention chirurgicale qu’il avait longtemps reportée en raison de sa charge de travail. La présidente Claudia Sheinbaum avait alors confirmé publiquement cette absence temporaire, précisant que le ministre reprendrait ses fonctions après sa convalescence.
De la Fuente est effectivement revenu à son poste début janvier 2026 et a continué à exercer ses responsabilités, participant notamment à des conférences de presse matinales (« mañaneras ») et à des réunions internationales (comme la CELAC-Afrique en mars 2026). Cependant, son état de santé semble s’être détérioré ou ne pas lui permettre de poursuivre pleinement ses fonctions exigeantes. Des rumeurs de départ définitif circulaient déjà depuis mi-mars 2026, mais elles n’avaient pas été confirmées jusqu’à aujourd’hui.
Roberto Velasco Álvarez, actuel sous-secrétaire pour l’Amérique du Nord, est le favori pour remplacer Juan Ramón de la Fuente. Âgé d’environ 38 ans, ce jeune diplomate (avocat de formation, titulaire d’un master en politiques publiques de l’Université de Chicago) est considéré comme proche de la présidente Sheinbaum. Il avait déjà assumé l’intérim (« encargado de despacho ») pendant l’absence de De la Fuente en novembre-décembre 2025.
Velasco est spécialisé dans les relations avec les États-Unis et le Canada, un poste stratégique au moment où le Mexique doit gérer des négociations commerciales sensibles (T-MEC/USMCA), des questions migratoires et de sécurité sous l’administration Trump. Son profil plus jeune et sa connaissance approfondie du dossier nord-américain en font un candidat logique pour assurer la continuité de la politique étrangère mexicaine.
Nommé ministre des Affaires étrangères par Claudia Sheinbaum dès le début de son mandat (octobre 2024), il a mené une diplomatie mesurée, centrée sur la protection des Mexicains à l’étranger et le renforcement des relations multilatérales.
Ce changement intervient à un moment délicat pour le Mexique : relations tendues avec les États-Unis, renégociation potentielle du T-MEC, questions migratoires et rôle régional dans un contexte international en pleine évolution.
