Le baril de pétrole Brent repasse sous les 100 dollars après les déclarations optimistes de Donald Trump sur l’Iran
Mercredi 1er avril 2026 – Le cours du pétrole Brent a fortement reculé mercredi matin, repassant sous la barre symbolique des 100 dollars, porté par les espoirs de désescalade rapide du conflit au Moyen-Orient.
Vers 07h40 GMT , le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin perdait 4,05 % à 99,76 dollars. Il avait chuté de plus de 5 % en début de séance. Le WTI américain, pour livraison en mai, reculait quant à lui de 4,23 % à 97,09 dollars.
Ce plongeon intervient après les déclarations surprenantes de Donald Trump mardi soir. Le président américain a affirmé que les États-Unis allaient « quitter » l’Iran « très bientôt », dans un délai de « deux ou trois semaines », qu’un accord soit conclu ou non avec Téhéran. Il a ajouté que le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran n’était plus « son problème ».
Washington a par ailleurs annoncé que Donald Trump s’adressera à la nation ce mercredi soir à 21h00 (heure de Washington, soit 01h00 GMT jeudi) pour livrer « de nouvelles informations importantes » sur l’Iran.
« Les hypothèses, les demi-vérités, les fausses informations et la désinformation poussent les acteurs du marché à réagir vivement », a résumé l’analyste Tamas Varga de PVM Energy, expliquant la forte volatilité observée ces derniers jours.
Parallèlement à la chute des cours pétroliers, les Bourses européennes et américaines (futures) évoluaient en nette hausse, portées par l’espoir d’une fin prochaine du conflit qui dure depuis plus d’un mois.
Toutefois, Tamas Varga tempère cet optimisme : « Même en cas d’accord de paix provisoire et potentiellement fragile, d’une trêve ou d’un retrait américain, la reconstruction après les dégâts déjà causés sera longue et pénible. »
Malgré ces signaux diplomatiques, les opérations militaires se poursuivent. Mercredi matin, l’armée israélienne a annoncé avoir mené une « vague de frappes de grande ampleur » visant des infrastructures des autorités iraniennes à Téhéran.
Le marché reste donc extrêmement sensible à toute évolution, entre espoirs de désescalade et réalité d’un conflit qui a déjà fortement perturbé les approvisionnements en pétrole via le détroit d’Ormuz.
