L’Égypte plaide pour l’ouverture de négociations entre le Liban et Israël

L’Égypte plaide pour l’ouverture de négociations entre le Liban et Israël

14 mars 2026 – Face à la crise humanitaire provoquée par les frappes israéliennes au Liban, l’Égypte appelle à la création « d’un climat propice à l’ouverture de négociations » entre Beyrouth et Tel-Aviv. C’est ce qu’a déclaré samedi le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, à l’issue d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre libanais, Nawaf Salam.

Selon Abdelatty, les incursions israéliennes au Liban constituent une « violation flagrante » du droit international et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a réaffirmé la condamnation totale de l’Égypte et son rejet de toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale libanaises. Le ministre a également souligné le soutien du Caire aux efforts des institutions libanaises visant à étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble du pays.

« Il est impératif de mettre immédiatement un terme aux violations et aux attaques israéliennes afin de créer un climat favorable à des négociations effectives, garantissant des résultats concrets sur le terrain et une désescalade durable », a insisté Abdelatty.

De son côté, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a exprimé la gratitude du peuple et des institutions libanaises envers l’engagement de l’Égypte en ces temps particulièrement délicats.

La France s’est également engagée dans la crise. Le président Emmanuel Macron a appelé Israël à accepter des discussions directes avec l’exécutif libanais, qu’il propose de faciliter à Paris. Sur X, il a souligné : « Tout doit être fait pour empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos. Le Hezbollah doit cesser sa fuite en avant. Israël doit renoncer à une offensive d’ampleur et mettre fin à ses frappes massives. »

Macron a rappelé que le gouvernement libanais s’est déclaré prêt à entamer un dialogue direct avec Israël, invitant Tel-Aviv à saisir cette opportunité pour instaurer un cessez-le-feu durable.

Depuis l’entrée en conflit du Hezbollah contre Israël le 2 mars, en réponse à une attaque américano-israélienne contre son allié iranien, les bombardements intensifs ont provoqué le déplacement de plus de 800 000 civils au Liban. Les habitants du Sud, de la vallée de la Bekaa et de la banlieue sud de Beyrouth ont fui vers le nord, selon les données de l’ONU.

Cette situation critique souligne l’urgence d’un dialogue politique et diplomatique pour stabiliser le Liban et prévenir toute escalade régionale.

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