Bahreïn déchoit 69 personnes de leur nationalité pour soutien présumé à l’Iran
Le Bahreïn a annoncé, lundi 27 avril 2026, la déchéance de nationalité de 69 personnes accusées de soutenir l’Iran dans un contexte de fortes tensions régionales dans le Golfe.
Selon le ministère de l’Intérieur, les individus concernés auraient été « reconnus coupables d’avoir soutenu des actes hostiles iraniens, notamment en collusion avec des entités étrangères ». La décision inclut également certains membres de leurs familles, dont les noms ont été publiés dans une liste officielle.
Cette mesure intervient dans un climat sécuritaire tendu, marqué par des affrontements indirects entre l’Iran et plusieurs pays de la région. Depuis la fin février 2026, Téhéran a mené des attaques par missiles et drones contre des infrastructures militaires et stratégiques dans le Golfe, en réponse à des frappes américaines et israéliennes sur son territoire.
Les autorités iraniennes accusent certains États du Golfe d’avoir facilité les opérations américaines, tandis que les pays concernés renforcent leurs dispositifs de sécurité et de surveillance.
Un cessez-le-feu fragile a été annoncé le 8 avril 2026, mais la situation reste instable et les États de la région maintiennent un haut niveau d’alerte.
Le Bahreïn justifie sa décision par la nécessité de protéger sa sécurité nationale et de lutter contre toute forme d’influence ou d’infiltration étrangère. Le royaume considère depuis plusieurs années l’influence iranienne comme une menace directe à sa stabilité interne.
Affaire s’inscrit dans une dynamique régionale plus large, où plusieurs pays du Golfe ont également intensifié leurs mesures de répression contre des réseaux accusés de liens avec l’Iran, dans un climat de tensions géopolitiques persistantes.
