Scandale en équipe nationale : Hadj Moussa secoue les Verts et balance sur la tension dans le vestiaire
C’est un témoignage rare, brut, et qui fait l’effet d’une bombe dans le microcosme du football algérien. Anis Hadj Moussa, l’ailier de Feyenoord Rotterdam, a décidé de briser le silence. Dans une interview accordée à un média néerlandais et reprise en boucle en Algérie, le joueur de 23 ans n’a pas mâché ses mots sur l’ambiance qui règne au sein de l’équipe nationale.
« Il y a une tension énorme, presque palpable. On sent la colère dans le vestiaire, entre les joueurs, avec le staff… Ce n’est plus une équipe, c’est un groupe sous pression permanente », confie-t-il, le regard franc et déterminé.
Selon Hadj Moussa, les causes de cette tension sont multiples : les choix tactiques sont souvent contestés par plusieurs cadres, la gestion des temps de jeu est jugée injuste, et un climat de méfiance s’est installé entre jeunes pousses et anciens. À cela s’ajoute surtout une communication défaillante avec le sélectionneur Vladimir Petković, qui entretient le flou et nourrit les frustrations dans le vestiaire.
« Certains joueurs ne comprennent plus pourquoi ils sont là ou pourquoi ils ne jouent pas. On parle, on crie, on se tait… mais rien ne change », ajoute-t-il.
Le cas d’Ismaël Bennacer, non convoqué en octobre malgré son retour en forme, revient régulièrement dans les discussions internes. « Tout le monde sait qu’il est prêt. Tout le monde sait qu’on a besoin de lui. Mais il n’est pas là. Et personne n’explique vraiment pourquoi », confie un proche du groupe, sous couvert d’anonymat.
Le sélectionneur bosnien, déjà contesté après les résultats décevants des éliminatoires de la CAN 2025, est directement visé. Hadj Moussa, sans le nommer, laisse entendre que le staff ne maîtrise plus le vestiaire : « On a l’impression que les décisions sont prises ailleurs, ou pour des raisons qu’on ne comprend pas. On joue pour l’Algérie, pas pour des calculs ou des ego. »
Un autre joueur confirme : « Il y a des réunions, des discussions, mais rien ne filtre. On est tenus dans le flou. Et quand on pose des questions, on passe pour des rebelles. »
La Fédération algérienne de football (FAF) n’a pas encore réagi officiellement, mais sur les réseaux sociaux, les supporters s’enflamment, multipliant les hashtags tels que #PetkovicDehors, #VestiaireEnFeu ou #HadjMoussaDitLaVérité. Certains réclament une réunion d’urgence avant les amicaux de novembre contre le Zimbabwe et l’Arabie Saoudite, tandis que d’autres vont jusqu’à demander le retour de Djamel Belmadi.
Anis Hadj Moussa conclut, lucide et déterminé : « Si on ne parle pas maintenant, on va exploser. On a du talent, on a de la fierté… mais on ne peut pas gagner comme ça. »
Reste à savoir si ces déclarations provoqueront un électrochoc salutaire… ou accéléreront la chute d’un groupe déjà fragilisé. À suivre. Très attentivement.
