Francfort a vécu une soirée difficile mercredi en Ligue des Champions, s’inclinant lourdement 3-0 KFace à une Atalanta clinique et méthodique, les hommes de l’entraîneur allemand ont subi une lourde défaite 3-0, illustrant une fois de plus leurs difficultés à rivaliser sur la scène européenne. Au centre de ce naufrage collectif, Fares Chaibi, l’international algérien, est apparu dépassé, incapable d’imprimer le rythme et l’impact offensif attendus d’un relayeur de son profil.
Le début de rencontre avait pourtant laissé entrevoir quelques signes d’espoir. Chaibi se distingue dès la 11ᵉ minute, à l’affût dans la surface italienne, mais sa frappe, trop timide, se heurte à un gardien parfaitement positionné. Cet instant aurait pu être le déclic pour Francfort, mais il restera isolé dans un match marqué par le manque de coordination et d’efficacité offensive.
Dans son rôle de relayeur, Chaibi a multiplié les efforts, tentant de combiner avec ses partenaires, de lancer des centres et de créer des décalages. Mais à chaque initiative, la mécanique de Francfort semblait grippée. Ses passes manquaient de précision, ses courses offensives se heurtaient systématiquement à la défense organisée de l’Atalanta, et le collectif allemand peinait à se projeter vers l’avant. Le constat est cruel : Chaibi, pourtant moteur du milieu, est resté impuissant face à une équipe italienne méthodique et patiente.
La seconde période a signé le coup de grâce pour Francfort. En l’espace de cinq minutes (60ᵉ, 62ᵉ et 65ᵉ), l’Atalanta a inscrit trois buts, révélant l’incapacité totale des Allemands à contenir les assauts adverses. Dans ce contexte, Chaibi a perdu toute influence sur le jeu. Ses efforts ont semblé vains, et sa présence sur le terrain, bien que constante, n’a pas suffi à générer le moindre danger tangible pour l’Atalanta.
Cette défaite, cinglante et sans appel, soulève de sérieuses questions sur l’avenir de Francfort en Ligue des Champions. Pour Chaibi, elle souligne qu’occuper un rôle central dans un milieu européen exige bien plus que de l’énergie et de la présence : il faut précision, influence et capacité à transformer l’engagement individuel en avantage collectif. Ce soir, l’Algérien, en retrait, n’a pas su franchir ce cap.
Cette soirée sonne comme une alerte : Francfort doit impérativement repenser son organisation et raviver sa créativité offensive, tandis que Chaibi doit trouver le moyen d’imposer sa vision et son autorité, au risque de se fondre dans l’anonymat d’une équipe en souffrance.


























