Élimination cruelle de la RDC par l’Algérie : les larmes de la statue de Lumumba marquent la CAN 2025
La République démocratique du Congo venait d’être éliminée de la CAN 2025 par l’Algérie, au terme d’un match âpre et tendu, chargé d’espoirs brisés. Dans les tribunes, la douleur se propageait en vagues silencieuses. Mais aucune image n’a mieux incarné ce chagrin collectif que celle de la statue vivante de Lumumba, qui, pour la première fois, a cessé d’être immobile.
Tout au long de la rencontre, Michel Kuka Mboladinga avait respecté son rituel. Sur son petit podium, vêtu aux couleurs de la RDC, bras droit levé et main ouverte vers le ciel, il incarnait Patrice Lumumba avec une rigueur presque mystique. Quatre-vingt-dix minutes sans bouger, défiant le tumulte du stade et la pression d’un match à élimination directe. Autour de lui, chants et fracas montaient ; lui restait figé, monument de mémoire au cœur du chaos.
Le temps réglementaire s’était achevé sur un score nul et vierge. Puis, à la 119ᵉ minute des prolongations, Adel Boulbina inscrivit le but de la victoire pour l’Algérie. La RDC tombait. L’arbitre sifflait la fin, et l’impensable se produisit : la statue se fissura. Lentement, Michel Kuka baissa le bras ; sa main, symbole de paix et de dignité, couvrit son visage. Des larmes coulèrent. La statue de Lumumba pleurait. Cette image, d’une force saisissante, traversa instantanément les réseaux sociaux et les écrans du monde entier, résumant la brutalité de l’élimination et la détresse d’un peuple.
Ces larmes n’étaient pas seulement celles d’un supporter déçu. Elles portaient le poids de l’histoire, de la fierté nationale et de la mémoire d’un héritage toujours vivant. En pleurant, la statue rappelait que le football africain dépasse le simple jeu : il touche à l’identité, à la dignité et à l’héritage des figures fondatrices comme Patrice Lumumba, symbole d’indépendance et de lutte trahie.
Dans les tribunes, les supporters congolais pleurèrent avec lui, scandant son nom ou reprenant sa pose, comme pour prolonger ce moment de communion silencieuse. Même du côté algérien, l’image suscita respect et compassion, transcendant la rivalité sportive.
La CAN continua sans la RDC. Mais la photo de la statue de Lumumba en larmes restera l’un des symboles les plus forts de cette édition : un rappel que, en Afrique, football, émotion, histoire et dignité marchent main dans la main.
