Alyssa Healy annonce sa retraite : l’Australie perd une icône, le cricket féminin une légende
Capitaine emblématique de l’équipe féminine australienne et figure majeure du cricket mondial, Alyssa Healy a annoncé qu’elle mettrait un terme à sa carrière internationale à l’issue de la prochaine série multi-formats contre l’Inde, prévue entre février et mars. Une décision lourde de symboles, qui marque la fin d’un cycle exceptionnel pour l’Australie… et pour le cricket féminin moderne.
« C’est avec des sentiments partagés que la série contre l’Inde sera ma dernière sous le maillot australien », a confié la gardienne-batteuse de 35 ans dans un communiqué publié mardi. Toujours animée par l’amour du jeu, Healy reconnaît cependant avoir perdu « cet esprit de compétition qui m’a portée depuis le début », signe, selon elle, qu’il est temps de tourner la page.
Depuis ses débuts internationaux en 2010, Alyssa Healy s’est imposée comme l’une des joueuses les plus influentes de l’histoire du cricket féminin. Ouvreuse explosive, gardienne d’exception et leader naturelle, elle a été au cœur de la domination australienne durant plus de quinze ans. Son palmarès parle pour elle : deux Coupes du monde ODI, six titres mondiaux en T20, et une constance rare au plus haut niveau.
Succédant à Meg Lanning au poste de capitaine à temps plein fin 2023, Healy a poursuivi l’œuvre de domination australienne avec autorité. Sous sa direction, l’Australie a notamment infligé à l’Angleterre une victoire historique 16-0, symbole d’un leadership à la fois exigeant et fédérateur.
Malgré son rôle central, Alyssa Healy n’a jamais été réduite à ses liens familiaux, ni à son oncle légendaire Ian Healy, ni à son mari, le lanceur star Mitchell Starc. Elle s’est construite une identité propre, respectée et admirée, dans un sport longtemps dominé par les références masculines.
« Mes coéquipières, l’hymne, l’entrée sur le terrain pour ouvrir le bal… tout cela va terriblement me manquer », a-t-elle confié. Mais son héritage, lui, est déjà assuré.
