Xabi Alonso écarté, Arbeloa promu : le Real Madrid replonge dans l’instabilité
Venu incarner le renouveau du Real Madrid et insuffler une nouvelle identité de jeu à la Maison Blanche, Xabi Alonso n’aura finalement résisté que huit mois sur le banc merengue. Sa mise à l’écart, officialisée lundi, intervient au lendemain d’une défaite cruelle face au FC Barcelone (3-2) en finale de la Supercoupe d’Espagne disputée en Arabie saoudite.
Arrivé fin mai 2025 avec l’ambition affichée de « construire une grande équipe », le technicien basque rêvait de marcher dans les pas de Carlo Ancelotti Mais le projet, pourtant prometteur dans ses fondations, s’est rapidement heurté à la dure réalité du vestiaire et à l’implacable pression des résultats.
Sur le plan strictement comptable, la situation du Real Madrid est loin d’être alarmante : deuxième de Liga, à seulement quatre points du Barça, et bien positionné pour une qualification directe en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Pourtant, à Madrid, les chiffres ne suffisent pas. Ce sont le contenu, la maîtrise collective et l’identité de jeu qui font foi.
La cinquième défaite de la saison, dimanche, a cristallisé les critiques. Malgré une réaction courageuse en fin de match, l’équipe a de nouveau donné l’image d’un collectif désuni, sans automatisme clair ni plan tactique lisible, Miné par une cascade de blessures et une irrégularité chronique de ses cadres, Xabi Alonso n’est jamais parvenu à dompter une armada de stars aux égos parfois difficilement conciliables.
Dans ce contexte tendu, Kylian Mbappé, auteur de statistiques exceptionnelles (29 buts en 25 matches), a tenu à saluer publiquement son désormais ex-entraîneur. Sur Instagram, suivi par plus de 129 millions de personnes, l’attaquant français a rendu hommage à un coach « aux idées claires », laissant transparaître un respect sincère malgré la fin brutale de l’aventure.
Mais une fois encore, les performances individuelles éclatantes n’ont pas suffi à masquer les failles structurelles d’un Real qui pourrait vivre une deuxième saison consécutive sans titre majeur, un scénario difficilement acceptable à Chamartín.
