JS Tizi Ouzou : Suspension d’un an pour un joueur après une violente agression contre l’arbitre
Mercredi, la commission de discipline de la ligue a tranché : Ghali Zeraraqa Younes Anis, joueur du JS Tizi Ouzou, a été suspendu pour une durée d’un an après avoir agressé l’arbitre Ghada Mahatt lors d’un match de championnat de deuxième division. Le joueur devra également payer une amende de 100 000 dinars, reflétant la gravité de ses actes sur le terrain.
L’incident s’est produit vendredi dernier, lors de la 17ᵉ journée du groupe Centre-Ouest, au cours d’un match opposant le JS Tizi Ouzou au WA Tlemcen. Selon le rapport officiel de la ligue amateur, Zeraraqa a physiquement attaqué l’arbitre en l’étranglant, provoquant un choc immédiat parmi les spectateurs et les officiels présents. L’arbitre, Ghada Mahatt, a rapidement réagi en lui infligeant un carton rouge, mettant fin à son implication dans la rencontre.
La situation a toutefois dégénéré : après l’agression, le joueur a été encerclé par une foule en colère, témoignant de la tension et de l’émotion qui régnaient dans les tribunes. Plusieurs spectateurs ont tenté d’intervenir pour calmer la situation, tandis que les forces de sécurité présentes sur le site ont dû agir pour éviter que l’incident ne prenne des proportions encore plus graves.
La commission de discipline a motivé sa décision en rappelant la nécessité de protéger l’intégrité physique des arbitres et de maintenir un minimum de respect et d’éthique dans le football, même à un niveau amateur. Dans son communiqué, elle souligne que « l’agression physique d’un arbitre est un acte inacceptable, qui compromet la sécurité et l’équité des compétitions sportives ».
Pour le JS Tizi Ouzou, cette suspension représente un coup dur sur le plan sportif et humain. Le club devra désormais composer sans l’un de ses joueurs clés pendant une année entière, tout en gérant l’impact médiatique et émotionnel de cet incident. Du côté des arbitres, l’affaire réaffirme la nécessité de protocoles de sécurité renforcés et d’un soutien institutionnel clair face aux violences sur le terrain.
