Le flanc droit en péril : Petković rattrapé par le spectre des anciens sélectionneurs !
Le poste de latéral droit demeure depuis des années l’un des points faibles récurrents de l’équipe nationale d’Algérie, et sous Vahid Halilhodžić, Djamel Belmadi, les intérimaires qui ont suivi, et désormais Vladimir Petković, ce couloir a accumulé instabilité, blessures à répétition, performances inégales et absence persistante d’un titulaire fiable. À son arrivée, le sélectionneur bosnien semblait pourtant avoir trouvé la clé pour résoudre ce casse-tête. Durant la préparation et une grande partie de la CAN 2025 au Maroc, la concurrence paraissait saine et prometteuse : Youcef Atal apportait son expérience malgré ses irrégularités, Samir Chergui montait en puissance, tandis que des solutions d’appoint comme Rafik Belghali ou d’autres profils polyvalents offraient de réelles garanties, et les voyants semblaient au vert… jusqu’à l’élimination en quarts de finale face au Nigeria (0-2), qui a tout fait basculer.
Depuis cette défaite, le flanc droit traverse une véritable hécatombe : Youcef Atal (Al Sadd SC) est définitivement écarté pour le reste de la saison 2025-2026 après une rupture complète du tendon d’Achille fin janvier 2026 lors du Super Shield qataro-émirati, et son retour n’est espéré qu’en 2027 – un coup dur colossal pour les Fennecs. Samir Chergui lutte toujours contre une blessure récalcitrante contractée en décembre 2025 et aggravée pendant la CAN, loin de son meilleur niveau et incapable pour l’instant de prétendre à une place stable. Quant aux autres options – jeunes talents ou dépannages – elles souffrent de méforme en club ou d’absences prolongées, réduisant drastiquement le vivier disponible pour Petković.
Ces absences en cascade font resurgir les fantômes que le coach pensait avoir exorcisés et, à quelques mois des échéances décisives pour la Coupe du Monde 2026, Vladimir Petković se retrouve dos au mur sur ce flanc droit vacillant. Face à cette urgence, plusieurs solutions s’offrent à lui : intégrer rapidement des binationaux ou des profils moins capés, repositionner un milieu défensif ou un ailier droit en latéral d’appoint, ou adapter le système tactique – par exemple en passant à une défense à trois, en densifiant le milieu ou en accentuant le pressing haut.
En attendant des réponses concrètes, cette faiblesse alimente les inquiétudes des supporters et des observateurs, et après une CAN 2025 mitigée sur le plan défensif, l’Algérie ne peut plus se permettre de laisser perdurer ce « talon d’Achille ». Le Mondial 2026 approche à grands pas : il est impératif de trancher rapidement pour sécuriser ce secteur stratégique et offrir une assise fiable à l’équipe nationale.
