Sabotage du VAR à Ben Guerdane :La FTF engage des poursuites et promet des sanctions sans précéden
La Fédération Tunisienne de Football (FTF) est sortie de son silence avec une rare fermeté après les actes de vandalisme ayant ciblé le dispositif d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) lors de la rencontre entre l’Union Sportive de Ben Guerdane et le Club Sportif Sfaxien, disputée dimanche 15 février 2026 au stade du 7 Mars.
Selon les informations communiquées par la société chargée de l’exploitation technique du VAR, plusieurs câbles essentiels au fonctionnement du système ont été volontairement sectionnés et partiellement incendiés par des individus présents dans l’enceinte du stade. Ces dégradations ont entraîné une interruption du dispositif en première période et occasionné d’importants dommages matériels, compromettant le bon déroulement de la rencontre.
Dans un communiqué officiel, la FTF exprime sa « ferme condamnation » et sa « dénonciation absolue » de ces actes qu’elle qualifie d’« irresponsables, dangereux et contraires à l’éthique sportive ». La Fédération estime que ce sabotage constitue non seulement une atteinte directe aux infrastructures, mais également une menace sérieuse pour la crédibilité du championnat et pour la sécurité des officiels et des joueurs.
Face à la gravité des faits, plusieurs mesures ont été immédiatement annoncées. La FTF a confirmé l’ouverture de poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans ces dégradations, affirmant sa volonté de « poursuivre les auteurs jusqu’à leur identification et leur sanction ». Elle a également annoncé une révision prochaine du règlement disciplinaire afin de renforcer l’arsenal répressif contre les actes de violence et de sabotage dans les stades.
La Fédération rejette par ailleurs toute rhétorique incendiaire ou accusations infondées susceptibles d’alimenter les tensions, rappelant que le VAR demeure un outil au service de l’équité sportive et non un instrument de manipulation. Elle appelle enfin la Direction Nationale de l’Arbitrage à faire preuve de rigueur maximale dans l’application des sanctions, notamment en cas d’erreurs arbitrales graves, même lorsque la technologie est disponible.
