L’Australie et le Royaume-Uni imposent de nouvelles sanctions contre des figures clés du régime iranien, dont le ministre de l’Intérieur
Le Royaume-Uni et l’Australie ont annoncé de nouvelles sanctions ciblées contre des responsables iraniens de premier plan, en réponse à la répression brutale des manifestations qui secouent l’Iran depuis plusieurs semaines. Parmi les dix personnes visées par Londres figure le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni, ainsi que plusieurs commandants de police provinciale et des officiers supérieurs des Gardiens de la révolution islamique (IRGC). Le gouvernement britannique a justifié ces mesures par « des actes de violence récents contre des manifestants pacifiques ».
Ces sanctions incluent le gel des avoirs au Royaume-Uni, l’interdiction de voyager sur le territoire britannique et l’impossibilité pour ces individus d’exercer des fonctions dirigeantes dans des entreprises relevant de la juridiction britannique. Elles s’ajoutent à un arsenal déjà très dense, avec plus de 550 individus et entités iraniennes déjà sous sanctions britanniques, dont l’IRGC dans son ensemble.
De son côté, l’Australie a ciblé vingt individus et trois entités affiliées aux Gardiens de la révolution. La ministre des Affaires étrangères Penny Wong a dénoncé « l’usage abominable de la violence par le régime iranien contre son propre peuple », évoquant massacres, arrestations massives et coupures de communications délibérées visant à masquer l’ampleur de la répression. Les sanctions australiennes comprennent le gel des avoirs et l’interdiction de voyager, dans le cadre d’un régime déjà très dense touchant plus de 200 individus et entités, dont plus de 100 liés à l’IRGC, considéré comme organisation terroriste par Canberra depuis fin 2025.
Les manifestations, initialement motivées par l’effondrement économique, l’inflation galopante et la chute libre du rial, se sont rapidement transformées en contestation politique nationale. La réponse du régime a été extrêmement violente : les autorités iraniennes ont publié un bilan officiel de plus de 3 000 morts, mais des sources indépendantes estiment que le nombre réel pourrait dépasser les 6 000 victimes, avec des dizaines de milliers d’arrestations.
Ces sanctions britanniques et australiennes témoignent d’une volonté occidentale de montrer l’unité face à ce qu’elles considèrent comme des violations graves et systématiques des droits humains en Iran. Elles interviennent dans un contexte où la pression internationale sur Téhéran ne cesse de s’intensifier, et où les appels à la responsabilité des dirigeants iraniens se multiplient.Le Royaume-Uni impose de nouvelles sanctions contre des figures clés du régime iranien
