Le pétrole recule légèrement alors que les négociations USA-Iran se poursuivent à Genève

Le pétrole recule légèrement alors que les négociations USA-Iran se poursuivent à Genève

Ce jeudi 26 février 2026, les cours du pétrole enregistrent une légère baisse, dans un marché attentif à la troisième session de pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran à Genève, sous médiation omanaise. Ces discussions visent à sortir de l’impasse qualifiée de « ni guerre ni paix » par le président iranien Massoud Pezeshkian, en recherchant des garanties sur le programme nucléaire iranien et un possible allègement des sanctions.

La session de ce matin a vu Téhéran transmettre de nouvelles propositions aux envoyés américains via Oman, considérées comme des « signaux encourageants » par les Iraniens. Pourtant, la situation reste tendue, les États-Unis ayant déployé un important dispositif militaire dans le Golfe, et le secrétaire d’État Marco Rubio qualifiant l’Iran de « très grande menace » tout en privilégiant la diplomatie. Ces tensions font planer le risque d’une escalade militaire si les discussions échouaient, influençant directement la perception des marchés.

Du côté des cours, le Brent pour livraison en avril évolue entre 70,47 et 70,90 USD/baril, après un pic matinal vers 71 USD, enregistrant un recul de 0,5 % à 1,5 %. Le WTI, pour mars/avril, oscille autour de 65,09–65,52 USD/baril, en baisse de 0,2 % à 1,2 %. Cette légère correction reflète l’espoir qu’un accord réduit la prime de risque géopolitique tout en conservant une certaine prudence des investisseurs.

Parallèlement, les regards se tournent vers la réunion d’OPEC+ prévue ce week-end, probablement le 1er mars, où les principaux membres — Arabie saoudite, Russie, Émirats, etc. — devraient annoncer une reprise modeste de la production à partir d’avril (+137 000 barils/jour), mettant fin à la pause de trois mois et anticipant la demande estivale. Si les négociations USA-Iran aboutissent, cette dynamique pourrait accentuer la pression à la baisse sur les prix.

Toutefois, en cas d’échec, la prime de risque pourrait s’envoler, en particulier sur le détroit d’Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial, et même un incident mineur pourrait provoquer un pic des cours, malgré les réserves stratégiques disponibles des principaux importateurs. Sur le mois, Brent et WTI restent en hausse de 3 à 4 %, mais accusent toujours un recul annuel d’environ 5 % pour le Brent. Ainsi, le marché continue de naviguer entre espoirs diplomatiques et tensions persistantes, et l’évolution des négociations à Genève dictera clairement la tendance des prochains jours.

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