Medvedev écrabouillé par Berrettini : un double bagel historique et des raquettes en miettes à Monte-Carlo
Le numéro 10 mondial Daniil Medvedev a vécu un cauchemar mercredi au deuxième tour du Masters 1000 de Monte-Carlo. Il s’est incliné face à Matteo Berrettini (90e mondial) sur le score sévère de 6-0, 6-0 en seulement 49 minutes. Une défaite sans appel, la première de ce type (« double bagel ») de toute la carrière de l’ancien numéro 1 mondial.
Dès le premier jeu, Medvedev a manqué deux balles de break et s’est rapidement effondré. Le Russe a commis 30 fautes directes et cinq doubles fautes, sans jamais parvenir à prendre le service de l’Italien. Il n’a remporté plus de deux points dans aucun des 11 derniers jeux du match.
La frustration de Medvedev a explosé dans le deuxième set. Il a fracassé sa raquette à plusieurs reprises sur la terre battue (jusqu’à sept fois selon certaines sources), allant jusqu’à jeter les débris dans une poubelle au bord du court. Une scène spectaculaire qui a marqué les esprits.
De son côté, Matteo Berrettini, wild card et ancien finaliste de Wimbledon, a livré une performance quasi parfaite. « Je pense que c’était l’une des meilleures performances de ma vie », a déclaré l’Italien après la rencontre. « J’ai raté très peu de coups et mon plan de jeu était parfait face à un joueur aussi technique que Daniil. »
Dans un autre match du jour, le numéro 3 mondial Alexander Zverev a dû batailler ferme pour se qualifier. Il a renversé le Chilien Cristian Garin (6-4, 4-6, 7-5) après avoir été mené 4-0 dans le troisième set et avoir vu son adversaire servir pour le match à 5-3. Zverev a enchaîné cinq jeux consécutifs pour s’imposer et rejoindre les huitièmes de finale, où il affrontera le Belge Zizou Bergs.
Cette défaite cinglante de Medvedev constitue l’une des plus grosses surprises du début de saison sur terre battue. L’ancien vainqueur de l’US Open, qui avait pourtant brillé récemment (notamment à Indian Wells), semble toujours en difficulté sur ocre, surface qui lui a souvent posé problème.
