Le pétrole fléchit mais la hausse mensuelle reste solide face aux signaux de dialogue entre les États-Unis et l’Iran

Le pétrole fléchit mais la hausse mensuelle reste solide face aux signaux de dialogue entre les États-Unis et l’Iran

30 janvier 2026 – Les marchés pétroliers ont connu vendredi une légère détente, les prix du pétrole reculant suite aux signaux de dialogue entre les États-Unis et l’Iran, qui ont temporairement apaisé les craintes d’une perturbation immédiate de l’approvisionnement mondial. Lors de la séance européenne, le pétrole brut américain a perdu environ 1,7 % sur la journée, s’établissant autour de 64,30 USD le baril, après une forte hausse de plus de 3 % enregistrée la veille.

Ce repli, bien que modéré, ne remet pas en cause la solide progression mensuelle des cours : le brut américain affiche une hausse de près de 12 % depuis le début de janvier, sa plus forte performance mensuelle depuis juillet 2023. Cette dynamique reflète la persistance d’une prime de risque géopolitique alimentée par l’incertitude autour des relations entre Washington et Téhéran.

La récente volatilité des prix résulte de signaux contradictoires provenant des États-Unis. Après avoir lancé des ultimatums à l’Iran concernant son programme nucléaire, le président Donald Trump a indiqué jeudi qu’il envisageait d’engager des discussions directes avec les dirigeants iraniens. Cette annonce est survenue après des menaces répétées de représailles sévères de la part de Téhéran, qui n’exclut pas de riposter « immédiatement et totalement » en cas d’attaque américaine.

Les analystes soulignent que le marché revoit désormais les risques géopolitiques immédiats : aucune action militaire concrète n’a encore été entreprise et le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour près de 20 % du pétrole mondial, reste ouvert. Cela contribue à limiter la pression haussière sur les prix à court terme.

Selon des analystes spécialisés, toute intervention militaire des États-Unis serait vraisemblablement ciblée et limitée, afin d’éviter une flambée des prix du pétrole et un impact inflationniste global, particulièrement à l’approche des élections de mi-mandat américaines. Sous la direction de Natasha Kaneva, plusieurs experts estiment qu’une interruption prolongée des flux pétroliers est peu probable. L’action américaine, si elle devait se produire, viserait des objectifs précis, comme l’arraisonnement de pétroliers ou des frappes limitées, sans perturber durablement la production iranienne ni ses infrastructures d’exportation. Citigroup évalue à 70 % la probabilité d’une attitude mesurée des États-Unis et d’Israël vis-à-vis de l’Iran, évitant un conflit majeur.

Outre les risques géopolitiques, le marché pétrolier est influencé par les fluctuations du dollar. Vendredi, le billet vert a regagné une partie de ses pertes de la semaine, s’échangeant autour de 96,45 points lors des échanges européens, en hausse de 0,3 %. Un dollar plus fort rend le pétrole libellé en devise américaine plus cher pour les acheteurs étrangers, ce qui peut modérer la demande et exercer une pression à la baisse sur les cours.

Malgré le repli observé vendredi, les tensions géopolitiques ont permis au marché de réaliser un gain mensuel substantiel. Le pétrole continue de naviguer entre les attentes d’un dialogue diplomatique et la crainte d’une escalade militaire. Les analystes anticipent que tant que les pourparlers resteront hypothétiques et que la rhétorique belliqueuse persistera, la prime de risque pourrait maintenir les prix à des niveaux relativement élevés, autour de 65-70 USD pour le Brent et légèrement inférieurs pour le WTI. Une désescalade concrète ou un accord préliminaire pourrait toutefois ramener les cours vers 60-63 USD le baril.

Selon les experts, toute intervention militaire américaine serait vraisemblablement ciblée et limitée afin d’éviter une flambée des prix du pétrole et un impact inflationniste global, surtout à l’approche des élections de mi-mandat. Sous la direction de Natasha Kaneva, plusieurs analystes estiment qu’une interruption prolongée des flux pétroliers est peu probable. Une action américaine, si elle se produisait, viserait des objectifs précis, comme l’arraisonnement de pétroliers ou des frappes limitées, sans perturber durablement la production iranienne ni ses infrastructures d’exportation.

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