Nouvelle-Zélande : suspension totale des opérations de secours au camping sinistré face à un risque d’effondrement imminent

Nouvelle-Zélande : suspension totale des opérations de secours au camping sinistré face à un risque d’effondrement imminent

Les autorités néo-zélandaises ont annoncé dimanche la suspension totale des opérations de secours et de récupération sur le site du glissement de terrain qui a frappé jeudi un camping très fréquenté au pied du mont Maunganui, près de la ville de Tauranga, sur la côte est de l’île du Nord. Cette décision, motivée par des raisons de sécurité, intervient alors que le bilan humain reste lourd et que l’espoir de retrouver des survivants s’est désormais éteint.

Six personnes, dont deux adolescents, sont présumées mortes après que des pluies diluviennes ont provoqué un éboulement massif de terre, de boue et de débris, ensevelissant brutalement une partie du site touristique. Le camping, bondé en cette période estivale, accueillait de nombreuses familles venues profiter des plages et des activités de plein air dans l’une des régions les plus prisées du pays.

Samedi, la découverte de restes humains a confirmé la gravité de la tragédie et marqué un tournant dans l’opération, passée officiellement d’une mission de sauvetage à une opération de récupération des corps. Les autorités ont indiqué que les efforts se concentraient désormais sur l’identification formelle des victimes, un processus délicat nécessitant des analyses médico-légales approfondies.

Mais dimanche, une nouvelle alerte est venue compliquer la situation. Une importante fissure a été détectée dans le sol, laissant craindre un nouvel effondrement. Face à ce danger imminent, le commissaire de police Tim Anderson a ordonné le retrait immédiat de l’ensemble des équipes présentes sur le site.

« La sécurité de notre personnel est une priorité absolue. En raison de l’instabilité du terrain, nous avons dû interrompre toutes les opérations », a-t-il déclaré aux journalistes à Mount Maunganui. Il a précisé que la situation serait évaluée quotidiennement par des experts, sans qu’aucune date ne soit avancée pour une éventuelle reprise des recherches.

Le Premier ministre néo-zélandais, Christopher Luxon, a exprimé sa profonde émotion face au drame. « C’est bouleversant d’apprendre la nouvelle que nous redoutions tous », a-t-il écrit sur le réseau social X. « À toutes les familles qui ont perdu des êtres chers, tous les Néo-Zélandais partagent votre douleur. Nos pensées vous accompagnent dans cette épreuve. »

Ce glissement de terrain s’inscrit dans un contexte météorologique exceptionnel. La région de Bay of Plenty a été frappée ces derniers jours par des pluies torrentielles persistantes, saturant les sols et fragilisant les pentes. Les services météorologiques avaient d’ailleurs émis plusieurs alertes concernant des risques élevés d’inondations et d’éboulements.

La situation s’est encore aggravée lorsque, le même jour, un autre glissement de terrain a frappé la banlieue voisine de Papamoa, provoquant la mort de deux personnes supplémentaires. Ces événements successifs ont ravivé le débat national sur la vulnérabilité de certaines zones résidentielles et touristiques face aux phénomènes climatiques extrêmes.

Des géologues et ingénieurs civils ont été mobilisés pour analyser la stabilité du terrain autour du mont Maunganui. Leur mission est d’évaluer les risques à court et moyen terme, et de déterminer si d’autres secteurs pourraient être menacés. En attendant leurs conclusions, l’accès au site reste strictement interdit au public.

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