L’Égypte prend la présidence du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour une durée d’un mois
Le Caire – À partir du 1er février 2026, l’Égypte assumera la présidence du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) pour une durée d’un mois, a annoncé samedi le ministère égyptien des Affaires étrangères. Elle succède ainsi à la République démocratique du Congo, qui a assuré ce rôle en janvier.
Créé en 2003, le Conseil de paix et de sécurité est l’organe central de l’Union africaine chargé de prévenir et de résoudre les conflits sur le continent. Il est composé de 15 pays, dont cinq élus pour trois ans et dix pour deux ans. L’Égypte a signé le protocole établissant ce Conseil en mars 2004.
Dans un communiqué, le ministère égyptien a souligné que la présidence de son pays « intervient à un moment critique, marqué par des défis sécuritaires, politiques et de développement croissants, ainsi que par des circonstances régionales et internationales complexes qui exigent une coopération et des efforts concertés ».
Durant ce mandat, l’Égypte entend « renforcer l’efficacité du Conseil de paix et de sécurité, principal organe chargé du maintien de la stabilité en Afrique, grâce à une approche globale visant à développer l’architecture de paix, de sécurité et de gouvernance sur le continent, afin de contribuer à la résolution des conflits et au soutien de la stabilité ».
Le ministère a également rappelé que la présidence égyptienne s’appuiera sur « les principes fondamentaux de l’Acte constitutif de l’Union africaine », notamment le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale des États, la préservation de leurs institutions nationales et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures.
Le programme égyptien inclut la tenue de sessions sur des thématiques variées, telles que le climat, la sécurité, la gouvernance et l’intelligence artificielle. La présidence mettra également l’accent sur « l’évolution de la situation au Soudan et en Somalie », deux crises majeures du continent.
Depuis avril 2023, le Soudan traverse une des pires crises humanitaires au monde : les Forces de soutien rapide s’opposent à l’armée soudanaise dans un différend sur leur intégration à l’appareil militaire, provoquant la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement d’environ 13 millions de civils.
En Somalie, la souveraineté et l’unité nationale sont menacées depuis que, en décembre dernier, Israël a reconnu une région sécessionniste au nord du pays, une décision rejetée par l’Égypte, le monde arabe et la communauté internationale.
Avec cette présidence, l’Égypte souhaite jouer un rôle actif dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, en s’appuyant sur la coopération régionale et le respect des principes fondamentaux de l’Union africaine.
