L’Omra 2026 : Riyad suspend un tiers des agences étrangères pour mauvaise qualité de service

L’Omra 2026 : Riyad suspend un tiers des agences étrangères pour mauvaise qualité de service

Le 1er février 2026, le ministère saoudien du Hajj et de l’Omra a annoncé une décision spectaculaire qui bouleverse l’écosystème mondial de l’Omra : la suspension immédiate des contrats liant 1 800 agences de voyages étrangères, spécialisées dans l’organisation du pèlerinage mineur, sur un total d’environ 5 800 opérateurs agréés à travers le monde.

Derrière cette annonce, les autorités saoudiennes invoquent une volonté claire, débarrassée des dérives commerciales et des pratiques approximatives qui ont longtemps terni l’image du secteur. Selon les communiqués officiels diffusés par l’Agence de presse saoudienne (SPA) et confirmés par plusieurs médias régionaux et internationaux, ces suspensions résultent d’évaluations périodiques obligatoires menées par le ministère, lesquelles ont mis en lumière une série de manquements répétés.

Ces défaillances concernent notamment la qualité globale des prestations liées à l’Omra, qu’il s’agisse de l’hébergement, du transport, de la restauration, de l’accompagnement spirituel ou encore de l’encadrement logistique. À cela s’ajoutent le non-respect des normes officielles, des lacunes graves en matière de fiabilité et de professionnalisme, ainsi que de nombreux signalements négatifs émanant directement des pèlerins eux-mêmes. Autrement dit, pour Riyad, certaines agences ont transformé l’Omra en simple produit commercial, au détriment de sa dimension sacrée.

Le ministère du Hajj et de l’Omra insiste toutefois sur un point essentiel : cette décision n’a pas pour objectif de punir aveuglément, mais bien de réformer en profondeur un secteur stratégique pour l’image du royaume. Le porte-parole officiel, le Dr Ghassan Al-Nuaimi, a rappelé que l’Arabie saoudite poursuivra une politique de contrôle renforcé, fondée sur des outils d’évaluation stricts et transparents. Toute agence incapable de se conformer aux exigences imposées s’exposera non seulement à des sanctions prolongées, mais aussi à une exclusion définitive du système Omra.

Concrètement, la suspension actuelle ne constitue pas encore une condamnation irréversible. Elle se limite, pour l’instant, à l’interdiction temporaire de délivrer de nouveaux visas Omra. Les agences concernées disposent d’un délai de dix jours pour corriger les insuffisances constatées, améliorer leur classement selon les critères officiels et démontrer leur conformité totale aux standards exigés. Si ces conditions sont remplies, leurs contrats seront automatiquement réactivés. En revanche, passé ce délai, les autorités saoudiennes promettent d’appliquer l’ensemble des mesures réglementaires prévues, sans aucune indulgence.

Afin d’éviter toute panique, le ministère a également tenu à rassurer les fidèles déjà engagés dans une démarche d’Omra. Les visas déjà émis restent pleinement valables, les réservations confirmées ne sont pas remises en cause, et les services promis aux pèlerins en cours de voyage ou sur le point de partir seront assurés normalement. Cette clause de non-rétroactivité vise à préserver la confiance des musulmans et à garantir la continuité des flux pendant cette phase de transitio

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