Open d’Australie sous 40°C : Sinner profite du protocole canicule pour éviter l’élimination

Open d’Australie sous 40°C : Sinner profite du protocole canicule pour éviter l’élimination

La Rod Laver Arena s’est transformée en véritable fournaise. Sous une température frôlant les 40°C, Jannik Sinner a frôlé la sortie prématurée avant de bénéficier, presque in extremis, de l’application du protocole chaleur de l’Open d’Australie, un mécanisme réglementaire qui a profondément modifié le cours de son match.

Opposé à l’Américain Eliot Spizzirri, 85e mondial et novice à ce niveau de compétition, le numéro un mondial semblait physiquement à bout de forces. Crampes visibles, démarche hésitante, respiration lourde : tout indiquait que l’Italien se dirigeait vers une défaite aussi improbable que retentissante. Mené après deux sets disputés et en grande difficulté dans la troisième manche, Sinner donnait l’impression d’un corps au bord de la rupture.

C’est alors que l’indice de stress thermique, mesuré selon plusieurs paramètres climatiques (température, humidité, rayonnement solaire et vent), atteignait le seuil critique de cinq. Conformément au règlement du tournoi, le match était interrompu, permettant aux joueurs de quitter le court pendant que le toit se fermait et que le système de ventilation entrait en action.

Après quelques minutes passées aux vestiaires, étendu pour détendre ses muscles et se réhydrater, l’Italien est revenu métamorphosé. Plus lucide, plus mobile, visiblement soulagé par la baisse brutale de température, il a repris l’ascendant psychologique et technique sur un Spizzirri resté figé dans sa dynamique initiale.

La reprise s’est avérée fatale pour l’Américain. Sinner a immédiatement récupéré le break concédé, imposé son rythme et déroulé dans un quatrième set bien plus maîtrisé, s’imposant finalement 4-6, 6-3, 6-4, 6-4.

« J’ai eu de la chance avec la règle de la chaleur », a admis sans détour le champion italien, conscient d’avoir été sauvé autant par la réglementation que par son talent.

Autour du court, l’ambiance était irréelle. Ramasseurs de balles contraints de travailler par rotations accélérées, spectateurs massés sous les brumisateurs, files d’attente devant les fontaines à eau, messages de prévention diffusés en boucle : Melbourne Park ressemblait davantage à un site de gestion de crise climatique qu’à un complexe sportif.

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