Depuis son entrée au sein de l’administration Trump en tant que conseiller spécial chargé de la réduction des dépenses publiques, Elon Musk est devenu une figure controversée de la politique américaine. Chargé de superviser un vaste plan de suppression de postes et de coupes budgétaires, le PDG de Tesla et SpaceX s’est retrouvé au cœur d’une vague d’indignation nationale et internationale.
Alors que son contrat devrait arriver à échéance en mai, les spéculations sur son départ s’intensifient. Une récente interview accordée à Fox TV laisse entendre que Musk pourrait se retirer plus tôt que prévu, une information indirectement confirmée par le président Donald Trump.
Lors d’une récente conférence de presse, Trump a reconnu la possibilité d’un départ imminent de Musk, tout en soulignant son importance dans l’administration :« Je pense qu’il est formidable, mais il a aussi une grande entreprise à gérer et, à un moment donné, il va devoir partir. »
Ces déclarations confirment ce que de nombreux analystes politiques anticipaient : Musk pourrait ne pas aller au bout de son mandat au sein du gouvernement.
La grogne ne cesse de monter aux États-Unis et au-delà. Les licenciements massifs dans les agences fédérales, orchestrés par Musk, ont mis des dizaines de milliers de fonctionnaires au chômage, entraînant la fermeture de services publics essentiels liés à la santé, la sécurité alimentaire et la défense nationale.
En réaction, des manifestations ont éclaté devant plusieurs concessions Tesla, avec des appels au boycott et même des incidents violents. Des véhicules électriques de la marque ont été incendiés dans plusieurs villes américaines, tandis que l’action Tesla a dégringolé de 46 % en bourse.
Un manifestant exprimait ainsi sa colère face aux médias :« Je veux que Musk et Trump disparaissent et que l’on reparte à zéro. »
L’indignation contre Musk ne se limite pas aux États-Unis. En Europe, la marque Tesla subit également une chute brutale des ventes, avec un effondrement de 36,8 % en France et 63,9 % en Suède en mars par rapport à l’année précédente.
L’hostilité a atteint son paroxysme en Italie, où un incendie criminel a ravagé une concession Tesla à Rome, détruisant 17 véhicules.
Alors que tout semble indiquer une fin de mission anticipée, des sources internes à la Maison Blanche affirment que Musk et Trump ne sont pas encore totalement désunis. Un haut responsable gouvernemental a récemment déclaré aux médias que, malgré la pression du public, Musk pourrait encore prolonger son rôle au sein de l’administration.
La question demeure : Elon Musk va-t-il céder face à la contestation populaire ou s’accrocher à son poste malgré la tempête ? Son avenir politique semble désormais suspendu à une tension qui ne fait que croître.