Les prix du pétrole ont poursuivi leur ascension en début de séance vendredi en Asie, portés par les récentes décisions de l’OPEP+ et une dynamique favorable sur les marchés. Cette tendance haussière devrait se traduire par la plus forte croissance hebdomadaire enregistrée depuis le début de l’année 2025.
le baril de Brent, référence internationale, a gagné 42 cents, soit une hausse de 0,6 %, pour s’établir à 72,40 dollars. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a progressé de 45 cents, également en hausse de 0,6 %, atteignant 68,52 dollars le baril. Depuis le début de la semaine, les deux indices de référence affichent une augmentation d’environ 2 %, marquant ainsi leur meilleure performance hebdomadaire depuis la première semaine de janvier 2025.
Cette flambée des cours pétroliers trouve son origine dans les annonces faites jeudi par l’OPEP+. Selon Reuters, sept membres de l’organisation ont décidé de réduire davantage leur production afin de compenser un excédent dépassant les quotas convenus. Ce nouveau plan s’inscrit dans une stratégie plus large visant à stabiliser le marché face à une offre excédentaire. Plus tôt ce mois-ci, l’OPEP+ avait déjà confirmé que huit de ses membres augmenteraient leur production de 138 000 barils par jour à partir d’avril, assouplissant ainsi une partie des restrictions en place depuis 2022, qui limitaient l’offre à hauteur de 5,85 millions de barils par jour.
Ces ajustements témoignent des efforts continus de l’OPEP+ pour équilibrer l’offre et la demande mondiales, dans un contexte où les fluctuations économiques et géopolitiques influencent fortement les prix de l’énergie. Pour l’heure, les investisseurs semblent saluer ces mesures, ce qui soutient la trajectoire ascendante des cours.
Si cette hausse se confirme, elle pourrait avoir des répercussions notables sur les marchés mondiaux, notamment sur les coûts de l’énergie et l’inflation. Les regards se tournent désormais vers les prochaines données économiques et les éventuelles réactions des autres grands producteurs, comme les États-Unis, qui pourraient ajuster leur propre stratégie en réponse.