Le football a encore frappé avec une de ces bizarreries dont il a le secret. Lors du duel entre le Libéria et la Tunisie, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, les Aigles de Carthage ont arraché une victoire étriquée (1-0). Mais ce n’est pas le score qui a enflammé les discussions après le coup de sifflet final. Non, l’étoile inattendue de la soirée portait les motifs d’un ballon bien connu : celui de la finale de la Ligue des Champions 2024, qui avait vu le Real Madrid triompher du Borussia Dortmund. Un intrus de luxe au cœur d’un match qualificatif africain !
Alors que la retransmission zoomait sur le cuir roulant sur la pelouse libérienne, les observateurs ont écarquillé les yeux. Pourquoi ce ballon, symbole du prestige européen, se retrouvait-il ici, loin des projecteurs de Wembley ou du Bernabeu ? Si la Tunisie a maîtrisé son sujet sur le terrain, cette anomalie a éclipsé la performance des hommes d’Anis Boussaïdi, transformant une simple rencontre en un mystère footballistique.
Les spéculations vont bon train pour expliquer ce choix déroutant. Une bourde logistique ? Peut-être les organisateurs ont-ils puisé par erreur dans un stock mal étiqueté. Un déficit d’équipement ? Certains murmurent que les ballons officiels des éliminatoires manquaient à l’appel, forçant une improvisation audacieuse. Ou, plus intrigant encore, un acte volontaire ? Difficile d’imaginer un motif clair, mais l’hypothèse d’un clin d’œil symbolique – ou d’une fantaisie locale – n’est pas totalement écartée.
Sur le plan réglementaire, l’affaire interpelle. La FIFA exige des ballons homologués pour ses compétitions, et celui de la Ligue des Champions, certifié « FIFA QUALITY PRO », coche techniquement les cases. Mais son utilisation dans ce contexte soulève des sourcils : les qualifications mondiales ont leurs propres standards, et ce décalage visuel jure avec l’uniformité attendue. Si l’issue du match n’a pas été altérée – le but tunisien n’ayant rien à voir avec la sphère en question –, cet épisode expose des failles dans l’organisation des rencontres internationales africaines. Entre stades vétustes, couacs administratifs et imprévus logistiques, le football du continent n’en est pas à son premier accroc.
Sur X, les réactions oscillent entre rire et indignation. « On joue le Mondial avec un ballon de gala, bienvenue en Afrique ! » plaisante un internaute, tandis qu’un autre s’interroge : « La CAF valide ça ? » Pour l’instant, ni la Fédération libérienne ni la FIFA n’ont commenté. Une enquête officielle pourrait voir le jour si une équipe – ou un puriste – porte réclamation, mais sans impact direct sur le résultat, l’histoire risque de rester une anecdote savoureuse.
Reste à voir si la FIFA ouvrira une enquête sur cet épisode et si des mesures seront prises pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir. En attendant, ce Libéria – Tunisie entre dans la petite histoire des éliminatoires comme un ovni footballistique. Preuve, s’il en fallait, que le ballon rond n’a pas fini de nous surprendre, même là où on l’attend le moins