Les prix du pétrole ont connu peu de variations sur les marchés mondiaux mercredi, les investisseurs restant prudents face aux nouveaux tarifs douaniers annoncés par les États-Unis. L’incertitude entourant l’ampleur de ces mesures commerciales alimente la volatilité du marché, tandis que les chiffres des stocks américains dressent un tableau contrasté de l’offre et de la demande.
Les contrats à terme sur le brut Brent sont restés stables à 74,49 dollars le baril, après une légère baisse de 0,4 % la veille. Le pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) a progressé de trois cents pour atteindre 71,23 dollars le baril, après avoir également reculé de 0,4 % mardi.
Cette stagnation s’explique en partie par l’attente des investisseurs quant aux effets des nouvelles taxes commerciales imposées par Washington. La Maison Blanche a confirmé mardi que le président Donald Trump introduirait de nouveaux tarifs douaniers dès mercredi, mais sans préciser leur ampleur ni leur portée.
Depuis le mois de mars, les prix du pétrole ont augmenté d’environ 2 %, mais ils peinent à se stabiliser, les marchés restant prudents avant l’annonce officielle des tarifs mondiaux. « Le faible volume des échanges sur le marché pétrolier reflète les inquiétudes croissantes concernant ces tarifs, malgré certains signaux de demande positifs en provenance de Chine », explique Priyanka Sachdeva, analyste de marché senior chez Philip Nova.
Les données sur les stocks de pétrole et de carburant aux États-Unis révèlent une situation contrastée en matière d’offre et de demande dans le plus grand producteur et consommateur mondial.
Selon des sources du marché relayées par Reuters, les stocks de pétrole brut américain ont augmenté de 6 millions de barils au cours de la semaine se terminant le 28 mars, ce qui pourrait signaler une offre excédentaire. Toutefois, les stocks d’essence ont diminué de 1,6 million de barils, tandis que les réserves de carburant distillé n’ont baissé que de 11 000 barils.
Les investisseurs attendent désormais la publication des chiffres officiels de l’Administration américaine de l’information sur l’énergie (EIA), attendus plus tard dans la journée, pour mieux évaluer l’état du marché.
Dans ce contexte, les prix du pétrole restent sous pression, tiraillés entre la crainte de tensions commerciales exacerbées et des signaux mitigés sur la demande mondiale.