Ce jeudi, lors du Congrès de l’UEFA à Belgrade, Aleksanderr Ceferin a profité de son discours pour réaffirmer la solidité du modèle européen de football et répondre aux critiques concernant la Ligue des champions. Sans jamais la nommer directement, il a aussi adressé un tacle appuyé à la Super League, projet toujours défendu par certains clubs dissidents.
Dès le début de son intervention, le président de l’UEFA a tenu à dissiper les doutes entourant l’évolution du football de clubs en Europe. Face aux critiques annonçant une baisse d’intérêt pour la Ligue des champions, il a répondu avec fermeté : « Certains disaient qu’elle perdrait de son attrait. Bien au contraire. Je ne sais pas si certains croient à la fiction ou aux données, aux contes de fées, mais ils continuent de dire que le football est en crise. »
S’appuyant sur des chiffres précis, Ceferin a démontré que l’engouement autour des compétitions européennes n’a jamais été aussi fort. Selon lui, la popularité du football de clubs et des compétitions internationales est en constante progression : « Une audience en crise ? Non. Nous avons connu des audiences sans précédent. Le Championnat d’Europe a rassemblé 5 milliards de téléspectateurs. Il y avait 230 millions de supporters dans les stades lors de nos tournois. Comment peut-on dire que le football est malade ou en crise ? »
Avec ces données, le patron de l’UEFA balaie toute idée de déclin et insiste sur la robustesse du modèle actuel. Il affirme que les véritables problèmes ne concernent pas l’UEFA, mais plutôt ceux qui remettent en question sa légitimité : « Ce sont les cyniques et les opportunistes qui sont en crise. »
« Ils veulent diviser et détruire, nous voulons unir et construire. Ils disent que seuls les meilleurs devraient affronter les meilleurs, et nous avons vu des vainqueurs prouver le contraire : l’Atalanta et l’Olympiakos ont été champions, Saint-Marin a gagné des matchs. »
Avec cet exemple, il rappelle que le football européen repose sur le mérite sportif et non sur une élite fermée. Ceferin défend un modèle où chaque club peut rêver de briller sur la scène européenne, à l’image des récentes performances de clubs considérés comme des « outsiders ».
Il a également pris soin de souligner le rôle clé de l’Association des Clubs Européens (ECA) et de son président Nasser Al-Khelaïfi, saluant leur soutien dans la défense du modèle actuel.
Enfin, Ceferin a conclu son intervention sur une déclaration forte, qui sonne comme un avertissement : « À l’UEFA, nous ne menaçons ni n’intimidons personne. Nous ne cédons à personne. À l’UEFA, les confrontations n’ont lieu que sur le terrain. »