Les forces de police de Sidi Bel-Abbès ont frappé un coup dur contre le trafic de drogue en démantelant un réseau criminel spécialisé dans la revente de kif traité. Deux individus ont été arrêtés et près de 20 kg de drogue, ainsi qu’une somme de 1,6 million de dinars, ont été saisis. Une victoire pour les autorités ? Peut-être, mais une victoire éphémère face à un fléau qui ne cesse de gangréner le pays.
L’opération a été menée par la brigade mobile de la police judiciaire après l’exploitation d’informations indiquant qu’un entrepôt servait de point de stockage avant la revente. L’arrestation du principal suspect a permis de remonter jusqu’à son complice, qui a lui aussi été appréhendé. Présentés devant le procureur, ces trafiquants ne sont que la partie émergée d’un vaste iceberg.
Car, au-delà de ces arrestations, la question persiste : combien de réseaux similaires continuent d’opérer en toute impunité ? Les saisies se multiplient, les arrestations aussi, mais le commerce illicite prospère toujours. Ce nouveau coup de filet rappelle que le trafic de drogue en Algérie est une hydre à mille têtes : pour chaque réseau démantelé, d’autres surgissent, alimentant un marché lucratif qui ne semble jamais tarir.
