La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a exprimé dimanche son « outrage » et sa consternation après la mort de 14 travailleurs humanitaires, dont 8 ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien, tués par des tirs de l’armée israélienne à Gaza. Ce drame intervient alors que ces secouristes s’efforçaient de venir en aide aux victimes du conflit en cours dans la région.
Jagan Chapagain, secrétaire général de la FICR, a partagé son émotion dans un communiqué officiel, exprimant : « J’ai le cœur brisé. Ces ambulanciers dévoués portaient secours à des blessés. C’étaient des humanitaires. Ils portaient des emblèmes qui auraient dû les protéger; leurs ambulances étaient clairement identifiées. Ils auraient dû rentrer auprès de leurs familles, mais ils ne l’ont pas fait. » Ces mots soulignent l’absurdité et l’inhumanité de l’attaque contre des civils qui, par leur profession, incarnent la solidarité et l’espoir dans des moments de crise extrême.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de son côté, a exprimé son « profond choc » face à cet acte de violence insensé, réaffirmant que le respect des principes humanitaires est essentiel, surtout en période de guerre. Le CICR a également souligné la perte tragique de 8 membres du Croissant-Rouge palestinien et de 5 membres de la Défense civile palestinienne (CDC), qui ont été tués lors des frappes israéliennes. Un fonctionnaire des Nations Unies, dont l’identité reste non précisée, a également été porté disparu depuis huit jours, après avoir été encerclé par les forces israéliennes, ce qui aggrave encore le bilan déjà catastrophique de cette tragédie.
Dans le communiqué, la Croix-Rouge a ajouté : « Ces travailleurs et bénévoles ont risqué leur vie pour soutenir d’autres personnes. Nous exprimons notre profonde tristesse et partageons leur immense douleur avec leurs familles, leurs proches et leurs collègues. » Ces mots témoignent de la reconnaissance et du respect envers ceux qui se sont sacrifiés pour venir en aide aux victimes de ce conflit, une guerre qui continue de ravager la région.
Depuis ce tragique incident, le CICR a intensifié ses efforts pour entrer en contact avec les autorités concernées et coordonner les actions visant à localiser et apporter de l’aide aux volontaires touchés. Les appels à un accès humanitaire sécurisé se multiplient, car les conditions sur le terrain deviennent de plus en plus dangereuses pour les travailleurs humanitaires.